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Bird Box - N'ouvrez jamais les yeux Josh Malerman


Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout. 
Un tour de force psychologique oppressant au cœur de l’Amérique contemporaine, dans une atmosphère de fin des temps digne d’un livre de Barjavel, de La Route de Cormac McCarthy ou du Jour des Triffides de John Wyndham. Bird Box revisite le roman post-apocalyptique et hisse son jeune auteur Josh Malerman parmi les grands noms du genre.


Publisher: Calmann-Lévy
Publication date: 17/09/2014

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Avis des Rebelles

Un roman post-apocalyptique palpitant et addictif, qui vous tiendra en haleine tout au long du livre et vous fera frissonner de peur, mais aussi de délice.

Par Mlle Grimm

Vendredi soir, je me suis lancée dans cette lecture, ayant entendu plusieurs échos positifs et souhaitant m'en faire mon propre avis.

Grand bien m’a pris, car c’est un nouveau coup de cœur littéraire 2014, que j’ai dévoré en l’espace de quelques heures et qui m’a tenue réveillée jusqu’à 3h du matin !

L’histoire est absolument palpitante. Nous plongeons dans le monde de Malorie et de ses deux enfants (appelés « Fille » et « Garçon » tout au long du récit), qui, un beau matin, s’aventurent à l’extérieur de leur maison. Jusque-là, on pourrait se dire « Super, et alors ? », mais la différence est que la terre de Malorie n’est plus celle que nous connaissons : si l’on s’aventure les yeux non bandés dehors, on risque de devenir fou et de se donner la mort dans d’atroces souffrances.

On suit ainsi cette femme qui, un beau jour, décide qu’il est temps pour partir de la maison qui l’a protégée jusqu’alors. On ne comprend pas tout à fait ce qui se passe au début, on ne saisit pas toute l’ampleur de l’horreur qui sévit dans ce monde. Mais que l'on ne s’inquiète pas : nous allons le découvrir au fil des pages et des flashbacks qui ramènent Malorie quatre ans plus tôt, quand l’épidémie mystérieuse apparaît à la surface de la Terre et se répand, en même temps que la terreur.

Nous avons ainsi deux histoires en parallèle : celle des mois qui suivent l’épidémie et celle du périple de Malorie sur la rivière quatre ans plus tard.On suit l’évolution de cette jeune femme, que ce soit dans le refuge avec ses colocataires ou durant son voyage à l’air libre.  

L’horreur est dévoilée petit à petit, dose de sang après dose de sang, ce qui ne fait que renforcer la tension tout au long des 350 pages de ce livre. Contrairement à d’autres récits post-apocalyptiques, « Bird Box » ne nous montre pas tout dès le début, on ignore ce qui se passe, ou ce qui rend fou les humains. Cela vient au fil du roman et je trouve cela très puissant comme lecture, car il nous est impossible de l’abandonner ne serait-ce que quelques minutes.  

Les personnages sont très bien dépeints, détaillés et ont une grande profondeur. Malorie est une jeune fille qui devient une femme, qui devient une mère, en quelques mois (en quelques semaines même) et qui apprend à s'en sortir dans ce monde où l’espoir n’existe plus (ou presque). J’ai été ébahie par sa force et sa volonté de vivre alors que toute sa famille avait disparu.

Le personnage de Tom m’a également beaucoup touchée, comme nombre de lecteurs j’imagine. C’est un homme sensible, intelligent, fort et calme, malgré tous les événements qui lui tombent dessus. Jusqu’au bout, il essaie de demeurer positif, d’aller de l’avant et de chercher des solutions. C’est un personnage comme on aimerait en avoir plus, qui représente un espoir dans l’obscurité. Il représentera un repère pour Malorie, jusque dans les toutes dernières pages du livre. 

Que dire de la plume de Josh Malerman, si ce n’est qu’elle est parfaite ? Rude mais poétique, directe mais sensible, elle nous transporte aux côtés de l’héroïne et nous fait frémir mieux qu’un bain de glaçons. Aucune tournure de phrase inadaptée, ou lourdeur mais des mots qui coulent un peu comme la rivière sur laquelle vogue Malorie une bonne partie du roman. 

J’appréhendais un peu le côté « voyage avec les yeux bandés » de l’héroïne et je me disais, avant d’ouvrir le livre : « Ne vais-je pas m’ennuyer ? Si les protagonistes ne voient rien, je ne verrais rien aussi. » Mais Josh Malerman arrive à nous faire ressentir la peur, le stress, la pression de ses héros et le sens de la vue se trouve remplacé par celui du toucher et de l’ouïe. Nous entendons chaque bruissement de feuilles, chaque chant d’oiseau, chaque grognement de chien. Nous sentons la morsure du vent, le sang qui coule, la moiteur de l’air… C’est une lecture absolument passionnante et délicieuse, dont on ressort bouleversé et déboussolé comme si, durant les dernières heures, nous avions aussi vécu à l’aveugle, tâtant l’obscurité. 

 

 


Note globale: 19/20
Style d'écriture: 18/20
Intrigue: 20/20
Personnages: 18/20
Suspense Addictif

Arnaud Rossard, technicien du son O-nyx, groupe de rock Paula Cossart, Professeur en sociologie Littérature érotique, Livres pour les femmes. Retrouver votre libido avec les livres!