Livre


Dernière prière à Seward Jean-Luc Le Creurer


Ville de Seward, état du Nebraska, États-Unis d’Amérique - Mai 1954
En principe, un couvent est un lieu de prières et de repos de l’âme, mais celui de Seward va être confronté à de sombres moments. Dans ce cloître, où vivent dix sœurs et une mère supérieure, un événement barbare va se glisser derrière la grande porte de ce lieu vénéré.
Le shérif de la ville va alors mener une enquête entre monde religieux et hospitalier où les sœurs exercent leurs différents talents. De douteux passé à une réalité bien pesante, l’enquête va stagner jusqu’à des faits qui dépassent tout entendement, faisant basculer le shérif vers ses propres démons.
En l’espace d’une courte semaine, il va se dérouler de bien préoccupantes activités, plus ou moins en accord avec ce tout-puissant Seigneur glorifié dans ce petit couvent du fin fond du Nebraska.

 


Editeur: Evidence éditions
Date de parution: 13/09/2017

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Avis des Rebelles

Une véritable hécatombe !

Par Goéwin

Bon, je sais qu’il s’agit d’une fiction et qui dit fiction, dit liberté de l’auteur pour créer son univers. Néanmoins je doute qu’il ait fait beaucoup de recherches sur les couvents. Ici nous avons droit à une caricature de la vie religieuse. Nous avons un couvent avec des sœurs apostoliques où les plus âgées sont antipathiques et les plus jeunes ont des aventures. Quant à l’amour fraternel qui peut exister dans une communauté, il n’y en a pas trace. Et je ne parle même pas de l'amour de Dieu qui est à l’origine d’une vocation. Une des sœurs s’est faite religieuse par désespoir suite à la mort de l’homme qu’elle aimait. Pour les autres on ignore ce qui a pu les pousser mais pour le shérif et son adjoint, les choses sont claires : « Ces bonnes sœurs deviennent à moitié dingues sans homme.   — Oui, ça leur tape sur le système. » Je ne suis pas particulièrement fan des religieux et religieuses mais ces deux petites phrases m’ont fait bondir. Quelle vision réductrice de la religion et des célibataires ! Désolant ! De plus au niveau du vocabulaire, un prêtre célèbre la messe mais jamais des sœurs : elles se réunissent pour prier, dire l’Office, faire oraison…

Revenons à notre histoire. Il s’agit d’un récit fait par la fille de la criminelle. En fait elle ne raconte que les meurtres qui ont eu lieu à une époque donnée mais rien de ce qui a pu être la vie de sa mère avant ou après, ce qui est assez frustrant. Quant à la fin, elle est plutôt abrupte. En l’espace de quelques lignes, hop ! tout est résolu et les solutions sont fournies. En ce qui me concerne, la punition de la coupable n’est pas du tout crédible, elle est totalement abracadabrante, extravagante.

Je n’ai pas aimé l’esprit de ce roman policier. Les indiens dans les réserves sont présentés uniquement comme des malfaiteurs, des drogués, de la vermine. Le shérif ne tient le coup que grâce à la bouteille, c’est un alcoolique. Dommage également qu’il reste autant de fautes d’orthographe et de coquilles.

Par contre, côté suspense, Jean-Luc Le Creurer a su mélanger les intrigues et les personnages pour nous emmêler. A priori, on pense savoir qui est la meurtrière mais très vite, on se pose des questions ce qui donne un excellent suspense.

Je n’ai pas du tout accroché à ce roman mais il ne s’agit que de mon avis personnel, de mon ressenti. Il pourra sans aucun doute plaire à d’autres.


Note globale: 10/20
Style d'écriture: 8/20
Intrigue: 10/20
Personnages: 8/20
Suspense

Arnaud Rossard, technicien du son O-nyx, groupe de rock Paula Cossart, Professeur en sociologie Littérature érotique, Livres pour les femmes. Retrouver votre libido avec les livres!