Livre


Apprendre à danser sous la pluie Margaux Gilquin


 

Depuis ce premier livre phénomène, Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, et sa quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer.

Là, l’auteure à succès presque malgré elle va remonter le temps de son enfance jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé.

Entourée du ténébreux François, de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ces instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se reconstruire enfin un avenir plein de promesses.

 


Editeur: Editions Lazare et Capucine
A paraître le 18/02/2023

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Avis des Rebelles

Énorme coup de coeur pour ce roman inoubliable...

Par Marie Nel

Quel plaisir de retrouver la plume de Margaux Gilquin dans ce deuxième ouvrage. Je l'ai rencontrée et appréciée avec son premier Le Dernier Salaire. Le style est ici différent, la fiction y est plus importante, mais comme l'auteure le rappelle au début, le réel s'est mêlé à l'imaginaire, elle nous transmet à travers ses personnages de très beaux messages.

On retrouve un peu de Margaux dans Laure, son personnage principal. Son premier roman vient d'être publié, elle court un peu partout entre la Gironde et Paris pour répondre aux interviews, est invitée dans de nombreuses émissions et l'est même au ministère du travail. Elle ne s'attendait pas à un tel succès. À côté de tout ce brouhaha, elle vit toujours dans la campagne Bordelaise, chez Marthe, pour laquelle elle est dame de compagnie, la même situation qu'à la fin du premier roman de Margaux Gilquin. François est toujours aussi présent, parfois attentionné envers Laure, parfois plus distant et sombre. Tous deux ont un passé à accepter, à « vivre avec », difficile de renouer des contacts et éviter de souffrir de plus. Les amies fidèles, Nade et Martine, sont là aussi pour rendre le moral à Laure, pour l'aider à avancer.

Et puis, il y a Tante Marthe. C'est pour moi, LE personnage central de ce roman. Elle veut que Laure lui écrive son histoire, alors elle raconte, elle non plus n'a pas eu une vie facile et pourtant elle a réussi à se reconstruire et est heureuse maintenant. Elle apprend à la jeune femme ce qu'est la résilience, profiter des petits bonheurs quotidiens, se servir de son passé comme d'une force pour aller encore plus loin. Tante Marthe donne de belles leçons de vie, pour Laure, et pour nous, lecteurs. Ce que j'aurais aimé la rencontrer, discuter avec elle, rire avec elle. Elle est un exemple pour tous.

Margaux Gilquin m'a emmenée avec elle dans cette Garonne qui sent si bon, elle m'a fait sourire, voir rire (je n'oublierai pas de sitôt les espadrilles!), j'ai senti les parfums de la nature, j'ai couru avec Cannelle, la fidèle chienne de la Grande Maison, j'ai fait du vélo avec Laure. Et j'ai aussi été beaucoup émue, par le passé douloureux de Laure, celui de François aussi, par l'histoire de Marthe, ces petits secrets qui n'en sont plus au bout d'un moment. Émue à en verser quelques larmes...

Je ne suis pas à la place de Margaux Gilquin, mais je pense qu'elle doit se poser des tas de questions sur ce second roman après le succès du premier, c'est pour moi un pari réussi. Le dernier salaire est un témoignage poignant, je n'en préfère pas un par rapport à l'autre, cependant, je vais rester marquée par Tante Marthe et sa sagesse. L'auteure nous transmet à tous un magnifique message d'espoir, il faut croire en nous, croire en la vie, même si il y a des cicatrices dures à refermer, on peut arriver à vivre avec, à les réparer, à continuer et surtout on se doit d'être heureux. Comme le dit Tante Marthe : « La vie ce n’est pas attendre que l’orage passe. C’est apprendre à danser sous la pluie »...

Il est difficile d'écrire une chronique pour un roman qu'on n'aime pas, je vous assure que ça l'est tout autant pour un qui est un énorme coup de cœur pour moi. Je me suis retrouvée dans Marthe, Laure, il y a beaucoup d'empathie dans elles deux et la résilience est tellement bien abordée. Margaux Gilquin nous délivre avec beaucoup de pudeur et d'humanisme toutes ces belles réflexions qui nous poussent dans nos propres retranchements et nous font voir la vie meilleure.

J'espère avoir pu retranscrire toute l'émotion que j'ai ressentie lors de ma lecture, je souhaite vivement que cela vous donne envie de lire cette superbe histoire. Il est très dur pour moi de quitter ce petit monde, je le relirai très certainement, je me suis sentie si bien. Et une mention spéciale pour la magnifique couverture, pétillante, printanière, le beau temps après la pluie...à l'image de l'histoire.

Je tiens à féliciter l'auteure pour ce second roman, très réussi pour moi, je lui souhaite le succès qu'il mérite, beaucoup de joie à partager et j'espère la retrouver très vite dans une prochaine histoire...peut-être avec la « Rue de l'Ourcq »...

Je vous quitte avec cette citation parmi les nombreuses dites par Tante Marthe, à méditer...

« Avoir des projets, se sentir vivre, c'est ça le sens, le but de la vie. Parce que le sens de la vie, c'est quoi ? On ne sait pas. Il n'y en a peut-être pas. C'est à nous de lui en donner un. Tu sais, certains abandonnent en cours de route. C'est une bonne façon d'échouer, tu ne trouves pas ? Comme je plains les gens qui n'ont jamais de projets, d'envie... »

 


Note globale: 20/20
Style d'écriture: 20/20
Intrigue: 20/20
Personnages: 20/20

Margaux Gilquin a aussi écrit:


Arnaud Rossard, technicien du son O-nyx, groupe de rock Paula Cossart, Professeur en sociologie Littérature érotique, Livres pour les femmes. Retrouver votre libido avec les livres!