Livre


Le dernier hiver Jean-Luc Marcastel


2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L'Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ?


Editeur: Hachette
Date de parution: 05/10/2011

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Avis des Rebelles

L’amour sera-t-il suffisant face à un hiver apocalyptique, une forêt vampire et des monstres dont les pires ne sont pas ceux que l’on pense ?

Par Goéwin

Le monde tel que nous le connaissons a disparu. Une nouvelle ère glaciaire a vu le jour donnant naissance à un univers hostile, crépusculaire et surtout à la Malesève, une forêt de pins vampires et de nouvelles créatures monstrueuses. Pourtant, Johan pour l’amour de Léa va affronter tous les dangers pour rejoindre celle qu’il aime. Et son frère Théo, leur ami Khalid et la jolie et indomptable Fanie vont le suivre par amour pour lui. Mais l’amour sera-t-il suffisant face à la Malesève, ses créatures et ce qu’elle engendre chez les hommes ?

J’ai eu un coup de cœur pour cette dystopie écrite par Jean-Luc Marcastel et pour ses personnages. Nous avons Johan, le mystérieux Johan, habité par Corbeau, grand maître de l’art du sabre et qui ne quitte guère son katana. Amoureux de Léa, il ne supporte plus d’être loin d’elle et surtout de ne pas pouvoir la protéger ni savoir comment elle va. Rien ne pourra l’empêcher de tenter de la rejoindre et surtout pas la Malesève, cette monstrueuse forêt de pins qui dévore et colonise tout. Puis nous avons Théo, le frère aîné de Johan, un militaire hanté par ce qu’il a vu et dû faire et qui n’ignore rien de ce qui habite la Malesève. Mais pour l’amour de son frère, il est prêt à le suivre, où qu’il aille. Ensuite, nous faisons la connaissance de Fanie, petite fée brune mal-aimée par les siens, qui les a choisis pour famille et qui est amoureuse en secret de Johan. Rien ne pourra l’écarter du voyage. Le dernier à rejoindre cette équipe sera Khalid, le petit Arabe, l’ami fidèle qui n’hésitera pas à quitter celle qu’il aime afin de soutenir ses amis. Ils ne le savent pas encore mais c’est au bout d’eux-mêmes qu’ils vont devoir aller.

Jean-Luc Marcastel nous offre une fois de plus une magnifique histoire, avec des personnages attachants que l’on quitte à regret. De lui, j’avais lu « Praërie » que j’avais adoré et je suis totalement conquise par « Le dernier hiver ». C’est avant tout une histoire d’amour et de courage, d’héroïsme même, de fidélité et d’honneur. Le monde qu’a créé l’auteur est effrayant, cauchemardesque et les créatures qui en sont issues le sont tout autant. Pourtant, c’est l’homme qui reste le pire et le plus cruel des prédateurs. À côté de cela, nous avons de beaux messages sur l’Homme et l’Humanité, l’Amour, l’Altruisme… Et je trouve que la phrase mise en exergue sur la couverture résume tout à fait le livre : « Un cri d’amour qui repousse les ténèbres. »  

Jean-Luc Marcastel m’a fait rêver, rêver de ce monde où des créatures fantastiques qui se sont adaptées aux nouvelles conditions de vie vont fraterniser avec nos amis. J’ai ri aux propos de Khalid : « Mon grand-père, y faisait des babouches, […], et mon grand-père, y disait toujours »… et cette note d’humour était bienvenue car les situations que notre quatuor va affronter sont très dures. Ce livre apocalyptique nous fait réfléchir à l’Humanité et son devenir dans des situations extrêmes. Il est un message d’espoir dans la mesure où malgré la folie de certains (dictateurs, sectes, religions sanguinaires) il reste quelques humains qui n’ont pas sombré dans la barbarie, la haine et la violence.

L’écriture de l’auteur est emplie de poésie et il a une imagination débordante. La fin qu’il a imaginée est surprenante et grandiose, il fallait y penser. Jean-Luc Marcastel a le don de nous faire ressentir les émotions, de peindre les paysages et les personnes de façon telle que l’on a l’impression d’y être. C’est un conteur hors-pair et je ne peux que vous conseiller ce livre qui plaira à tous les amateurs de fantastique, qu’ils soient petits ou grands.


Note globale: 19/20
Style d'écriture: 20/20
Intrigue: 18/20
Personnages: 20/20
Suspense Humour Addictif

Une histoire qui m'a envoûtée jusqu'à la dernière ligne !

Par Cocomilady

J'avais découvert Jean-Luc Marcastel et sa merveilleuse plume grâce à son thriller ésotérique, "Un pape pour l'apocalypse", qui m'avait enchantée. J'ai donc continué ma découverte en revenant à mon genre favori, le fantastique. Je me suis alors plongée dans "Le dernier Hiver", à mi-chemin entre le conte de fée horrifique et le roman post-apocalyptique... et encore une fois, j'ai succombé.
Cela fait des années qu'un hiver glacial a envahi la Terre et qu'une nuit quasi constante règne partout. Les quelques survivants se sont vus obligés de s'unir et se barricader pour résister au climat, mais aussi à l'invasion de pins vampires et d'autres créatures mutantes qui n'ont de cesse de les envahir pour sucer la moindre goutte de leur sang. Inquiet et sans nouvelles de l'amour de sa vie, partie avec sa famille dans une grande ville plus loin, Johan décide de braver tous les dangers pour la retrouver. Mais il ne sera pas seul car son frère, leur meilleur ami et Fanie, qu'ils considèrent comme leur soeur, vont l'accompagner, eux aussi par amour, pour le protéger...

Le roman commence de façon très très sombre, presque désenchantée. J'ai ressenti la détresse, la tristesse, comme un puits sans fond qui a mené à cette apocalypse, cette nuit sans fin, où même la nature si bienveillante devient un monstre. J'avais l'impression qu'il n'y avait plus d'espoir, que tout était perdu. Mais au fil de ma lecture, j'ai perçu un changement, léger d'abord. Tout n'était pas si noir que je le croyais, et là j'ai vraiment été embarquée dans cette histoire fantastique passionnante.
C'est beau cet amour que ce petit groupe a les uns pour les autres. L'amour non partagé parfois, certes, mais un amour qui transcende tout et parvient à amener la lumière dans ce qu'il y a de plus sombre.
Les personnages sont tous terriblement attachants, avec leurs fêlures, que ce voyage les poussera à affronter et mettre à jour.
Johan est un hypersensible, qui pour gérer la souffrance qui en résulte, a préféré se priver d'émotions en se cachant derrière Corbeau, son double si intelligent, mais également si insensible.
L'amour non réciproque est un thème essentiel du roman, un drame qui se joue parmi cette bande d'aventuriers malgré tout toujours soudés.
Les scènes d'action sont nombreuses, le roman n'est donc jamais lassant, bien que les descriptions soient nombreuses et assez longues parfois.
J'ai vraiment adoré l'évolution des personnages et de l'histoire, avec cette nature qui finalement reprend la place à laquelle elle a droit, celle d'une sauveuse avec qui l'on doit vivre en osmose.

La morale de l'histoire est vraiment belle et touchante, je vous conseille vraiment ce roman, il est magnifique !


Note globale: 19/20
Style d'écriture: 19/20
Intrigue: 20/20
Personnages: 20/20

Arnaud Rossard, technicien du son O-nyx, groupe de rock Paula Cossart, Professeur en sociologie Littérature érotique, Livres pour les femmes. Retrouver votre libido avec les livres!